- France Formation n'existe pas, c'est vérifiable
- Mais le périmètre de France compétences est sur la table
- Les briques se posent une à une
- Quatre scénarios, et leur niveau de réalité
- Pour un organisme, le vrai changement est ailleurs
- Qui décide des règles ?
- Ce que je surveillerais maintenant
Depuis quelques semaines, un nom circule dans le petit monde de la formation professionnelle : France Formation.
Avant d'aller plus loin, je vais faire ce que je demande à mes stagiaires quand ils arrivent avec une information entendue quelque part : vérifier si elle existe.
Il n'existe aucun texte créant un établissement public « France Formation », et France compétences reste défini par le code du travail. Mais s'arrêter là ferait rater l'essentiel : une commission d'enquête du Sénat a proposé de transférer à la Caisse des dépôts les activités de financement de France compétences, le Passeport de compétences a ouvert le 22 juin 2026, les OPCO se sont vu confier par la loi un contrôle de la qualité des actions qu'ils financent, et l'État construit des indicateurs de résultat. Le nom n'existe pas. L'architecture qu'il désignerait, elle, se construit.
France Formation n'existe pas, c'est vérifiable
Je n'ai trouvé aucun texte officiel créant un établissement public nommé France Formation, aucune annonce gouvernementale actant la disparition de France compétences sous ce nom, aucune réforme publiée permettant de présenter cette hypothèse comme acquise.
Au 19 septembre 2026, le code du travail continue de définir France compétences comme l'institution nationale publique chargée notamment de répartir une partie des financements de la formation et de l'apprentissage, de réguler le système et d'intervenir sur les certifications professionnelles — article L. 6123-5 du code du travail, consulté le 19 septembre 2026. L'article a d'ailleurs été modifié par la loi du 19 février 2026, ce qui est le contraire d'un texte qu'on s'apprête à supprimer.
Donc non : France Formation n'existe pas.
Reste que la question mérite mieux qu'un démenti.
Mais le périmètre de France compétences est sur la table
C'est le point que la rumeur déforme, et qu'il faut regarder de près.
En juillet 2025, la commission d'enquête du Sénat sur les missions des agences et opérateurs de l'État a rendu un rapport qui propose, parmi une longue série de suppressions, de fusions et de réinternalisations, de transférer à la Caisse des dépôts les activités de financement de France compétences (rapport « Agencification », Sénat, consulté le 19 septembre 2026).
Ce n'est pas une réforme adoptée. C'est une proposition parlementaire, et elle n'engage pas le Gouvernement. Mais elle a un mérite : elle dit à voix haute ce que la rumeur murmure. Le périmètre institutionnel issu de la réforme de 2018 peut désormais être rouvert.
Il faut cependant écarter tout de suite une conclusion trop facile : France compétences ne serait pas un organisme moribond qu'on fermerait pour cause de déficit. Devant la commission des finances du Sénat, le 26 janvier 2026, son directeur général adjoint, Hugues de Balathier, indiquait que l'institution disposait d'« un budget annuel excédentaire de plus de 600 millions d'euros, selon les hypothèses sous-jacentes retenues par le Gouvernement alors » (compte rendu, Sénat, consulté le 19 septembre 2026).
Notez la fin de la phrase. « Selon les hypothèses retenues alors » n'est pas une formule de style : c'est un excédent conditionnel, pas un matelas.
Le sujet n'est donc probablement pas financier. Il est architectural.
Les briques se posent une à une
Regardez le système avec les yeux d'une personne qui veut simplement changer de métier.
Selon sa situation, elle peut croiser France Travail, son employeur, un OPCO, le CPF et la Caisse des dépôts, un conseiller en évolution professionnelle, une association Transitions Pro, la Région, un organisme de formation, France VAE, France compétences pour les certifications, un certificateur, un auditeur Qualiopi.
Tous ces acteurs ont leur logique. La personne, elle, n'a qu'une question : comment je passe de ma situation actuelle au métier que je vise ?
C'est là que le mot « France Formation » devient intéressant. Pas comme logo. Comme tentative de recoudre un parcours. Et trois briques viennent d'être posées.
France Travail ne fait plus seulement du placement
La convention tripartite État-Unédic-France Travail 2024-2027 structure l'action autour de trois orientations, dont celle d'aider les employeurs à recruter plus vite et plus durablement. Depuis mai 2026, une Direction orientation et formation pilote chez France Travail la démarche « former pour recruter » : organiser la formation en réponse à des projets de recrutement d'un secteur ou d'un territoire, plutôt que l'inverse.
L'opérateur diffuse déjà à l'échelle nationale l'offre de formation alimentée par les Carif-Oref. On se rapproche d'une logique qui ne sépare plus aussi nettement orientation, compétences, formation et recrutement.
L'État a ouvert le dossier numérique de la personne
Le 22 juin 2026, le ministère du Travail a lancé le Passeport de compétences, opéré par la Caisse des dépôts et intégré au compte personnel de formation (dossier de presse, ministère du Travail, consulté le 19 septembre 2026). Il permet à chacun, dès 15 ans, de rassembler diplômes, certifications, expériences et engagements dans un espace unique, et de générer un CV à partir de données garanties.
Pris seul, c'est un service numérique de plus. Relié au CPF, aux certifications, aux données de formation et à France Travail, cela devient autre chose : l'amorce d'un compte professionnel de la personne.
Je précise que cette lecture est la mienne. Le ministère a lancé un passeport, il n'a pas annoncé une infrastructure.
La loi a chargé les OPCO de regarder la qualité, pas seulement la facture
C'est le mouvement le moins commenté et, pour un organisme de formation, le plus concret.
Le 18 février 2026, un amendement du Gouvernement a été adopté dans le projet de loi contre les fraudes sociales et fiscales. Il ajoute aux missions des opérateurs de compétences celle « de s'assurer de l'exécution des actions […], de leur qualité et de leur adéquation financière aux besoins de formation », et ouvre la mutualisation de ces contrôles avec les services du ministère — le cas échéant sous la forme d'un groupement d'intérêt public associant notamment France compétences (amendement n° 239, Assemblée nationale, consulté le 19 septembre 2026).
Lisez l'exposé sommaire et vous verrez la direction : mutualiser les contrôles, éviter les redondances entre financeurs, croiser les données. Ce n'est pas une fusion d'institutions. C'est une mise en réseau de leurs contrôles — ce qui, en pratique, produit une partie du même effet.
Quatre scénarios, et leur niveau de réalité

Une marque publique unique. France Formation ne serait pas une administration de plus mais une porte d'entrée, sur le modèle de ce que France Travail représente pour l'emploi ou France VAE pour la validation des acquis. Derrière l'interface, France compétences, les OPCO, les Régions, la Caisse des dépôts et les certificateurs continueraient d'agir. Administrativement, presque rien ne bougerait. Pour l'usager, tout changerait.
Une transformation de France compétences. Conserver une institution nationale, mais déplacer son centre de gravité : régulation, certifications, données, mesure des résultats, information sur les parcours. La question qui se poserait aussitôt n'est pas technique, elle est politique — comment conserver une gouvernance qui associe l'État, les organisations syndicales et patronales et les Régions ? Ce n'est pas un détail, c'est le cœur du compromis de 2018.
Une redistribution des missions. C'est l'hypothèse que la proposition sénatoriale rend concrète : le financement à la Caisse des dépôts, l'orientation et la prescription renforcées chez France Travail, les branches et l'alternance aux OPCO, les certifications ailleurs. Le risque est évident : supprimer un acteur sans simplifier les flux, c'est changer l'organigramme sans changer le parcours.
Un système d'exploitation, plutôt qu'un établissement. C'est l'hypothèse que je trouve la plus intéressante, et elle n'oblige à supprimer personne. Pas l'organisme qui fait tout : celui qui relie tout. Mes compétences, mon projet, ce qui me manque, les métiers accessibles, les besoins du territoire, les formations correspondantes, leurs résultats réels, mes financements, mon inscription, ma certification, mon retour à l'emploi.
La différence paraît subtile. Elle est considérable. Depuis 2018, nous avons construit des dispositifs. Ce qui se dessine, ce sont des parcours.

La période de reconversion, qui remplace depuis le 1er janvier 2026 Pro-A et Transitions collectives, va dans le même sens : moins d'empilement, et un rapprochement entre entreprise, salarié, compétences et mobilité — je l'ai remis dans la série des chiffres 2026 de la formation.
Ce qui changerait, et ce qui ne changerait pas
Avant d'aller plus loin, il faut lever l'ambiguïté que porte l'expression « France Formation ». Un guichet unifié ne signifie pas un financement unifié. Voici, scénario favorable, ce qui bougerait — et ce qui resterait exactement où il est.
| Ce qui pourrait changer | Ce qui ne disparaîtrait pas | |
|---|---|---|
| Pour les personnes | Un point d'entrée plus lisible, un dossier de compétences mieux relié, des comparaisons de résultats accessibles | Les critères d'éligibilité, les règles de financement, et le besoin d'un interlocuteur humain |
| Pour les organismes | Davantage de comparabilité sur les résultats, les coûts, la réalisation et l'insertion | Vendre, recruter, produire une pédagogie qui tient, et satisfaire Qualiopi |
| Pour les financeurs | Des contrôles mutualisés et des données croisées | Les arbitrages budgétaires, et les écarts entre CPF, France Travail, OPCO, Régions et entreprises |
| Pour les certificateurs | Une pression accrue pour démontrer l'utilité réelle d'une certification | La conception, les jurys, la traçabilité et le suivi des certifiés |
Autrement dit : la façade changerait beaucoup, la plomberie assez peu. C'est précisément pour cela qu'un changement de nom ne dirait rien de ce qui compte.
Pour un organisme, le vrai changement est ailleurs
Je dirige un organisme de formation. Ce qui m'intéresse n'est donc pas la plaque qui sera vissée demain sur un établissement public. C'est ce qui change derrière la porte.
La preuve vaudra plus que la promesse
Afficher « 90 % de réussite » ne suffira plus. À quelle certification ? Sur combien de candidats ? Combien terminent ? Combien travaillent ensuite, dans quel métier, combien de temps après ?
Le mouvement est engagé. Le plan « Emploi futur » du 7 mai 2026 annonce InserScore, qui agrégera les données InserSup et InserJeunes pour afficher, par formation, la part de diplômés en emploi et leur salaire médian, à partir de l'automne 2026 (dossier de presse, ministère de l'Éducation nationale, consulté le 19 septembre 2026).
Une précision de périmètre que je n'ai lue nulle part : InserScore ne porte pas sur le catalogue CPF ni sur les organismes de formation continue. Il agrège des données d'enseignement supérieur et de jeunes sortants. Il ne vous notera pas demain matin. Ce qu'il installe, en revanche, c'est un précédent : l'État publie désormais des résultats par formation, et ce genre d'outil ne recule pas.
La certification devra prouver son usage
France compétences a considérablement resserré l'accès aux répertoires. Devant les sénateurs, le 26 janvier 2026, son directeur général adjoint donnait deux chiffres : « le taux de rejet des dossiers est de 60 %, alors que la commission précédente, avant la réforme, acceptait à peu près 98 % des dossiers », et « nous avons réduit d'environ 40 % en six ans le paysage des certifications professionnelles ».
Le passage de 98 % d'acceptation à 60 % de rejet est un renversement complet de doctrine. Détenir une certification RNCP ne pourra pas rester une finalité en soi — j'ai détaillé ailleurs ce que « certifiant » veut dire, et ce que ça ne dit pas, et ce que Qualiopi garantit réellement.
Mesurer n'est pas encore comprendre
Une nuance que je tiens à poser, parce qu'elle me concerne directement.
Le risque d'une régulation jugée presque uniquement sur l'insertion rapide est connu, et il est mécanique : un organisme évalué là-dessus est incité à sélectionner les publics les plus faciles à placer, à privilégier les métiers qui recrutent tout de suite plutôt que les projets qui tiennent dans le temps, et à rétrécir l'ambition pédagogique à ce qui se mesure bien.
La bonne question n'est donc pas seulement « quel est le taux d'emploi ». C'est : pour quel public, après quel parcours, dans quel métier, à quel niveau de rémunération, avec quelle stabilité, et à quelle distance du projet initial ?
Comparer une formation qui accueille des personnes très éloignées de l'emploi avec une formation sélective, sans indicateur de contexte, ne produit pas une information : ça produit un classement faux. Une politique sérieuse devra mesurer les résultats sans pénaliser ceux qui accompagnent les transitions les plus difficiles. Je ne défends pas le statu quo. Je refuse une lecture simpliste de l'impact.
La donnée deviendra le terrain de jeu
Le secteur produit énormément de données. Le problème n'a jamais été leur absence : c'est leur fragmentation, leurs définitions différentes, leurs délais de publication, et le fait qu'elles ne reviennent presque jamais à la personne concernée sous une forme exploitable.
Voici la chaîne qui se dessinerait si elles étaient reliées :
Personne → projet professionnel → compétences déjà acquises → certification visée → besoins du territoire → formation choisie → financement → réalisation → certification obtenue → accès à l'emploi → maintien dans l'emploi.
Chaque flèche existe déjà quelque part. Presque aucune n'est reliée à la suivante.
Relier des données ne suffit pas à produire une bonne décision. Il faut savoir ce qui est mesuré, sur quelle population, à quel horizon, avec quel taux de réponse et sur quel territoire. Un indicateur sans son dénominateur n'est pas une preuve, c'est un argument commercial.
Reliées correctement, ces données permettent de comparer le coût d'un parcours, son taux d'abandon, sa réussite, l'insertion obtenue, le métier retrouvé — et un jour, la durabilité de cette insertion. À ce moment-là, le modèle économique d'un organisme change de nature.
Ce qu'un organisme peut faire dès maintenant
Rien de ce qui précède n'oblige à attendre un texte. Huit chantiers sont accessibles tout de suite, et ils se tiennent :
- Structurer les données de sortie par action, session, certification, modalité et profil de public — pas un taux global par organisme.
- Distinguer ce qu'on mélange : assiduité, complétion, présentation à la certification, réussite, insertion, maintien en emploi. Ce sont six choses différentes.
- Documenter les écarts entre l'emploi retrouvé et le métier préparé. C'est la donnée la plus gênante, et la plus instructive.
- Suivre à 6, 12 et, quand c'est réaliste, 18 mois. Le six mois seul flatte les parcours courts.
- Tracer les liens avec les entreprises : périodes en entreprise, recrutements effectifs, besoins exprimés sur le territoire.
- Ne jamais publier un pourcentage sans son dénominateur, sa période, sa définition et son périmètre.
- Faire évoluer les pages de programme : pas seulement « ce que vous apprendrez », mais pour quels métiers, dans quels territoires, à quelles conditions d'accès et avec quels résultats observés.
- Poser une gouvernance interne de la donnée : qui collecte, qui vérifie, qui interprète, qui publie, qui corrige.
Aucun de ces huit points ne demande une réforme. Tous deviendront un avantage le jour où quelqu'un posera la question.
Le territoire redeviendra un critère
Former dix personnes à un métier qui recrute à Poitiers n'a pas le même sens que former dix personnes au même métier là où les débouchés sont faibles. L'interconnexion des données emploi-formation rapproche mécaniquement l'offre des besoins locaux. C'est, à mon sens, le mouvement le plus structurant des prochaines années — et le panorama régional est sur la page organisme de formation en Nouvelle-Aquitaine.
Qui décide des règles ?
Il y a une question que l'enthousiasme pour l'unification laisse toujours de côté. Si les données, les financements et la prescription se relient, qui écrit les règles de calcul ?
Ce n'est pas une inquiétude abstraite. Un système qui recommande une formation, évalue un organisme et oriente un financement à partir des mêmes données prend des décisions — même quand personne n'a l'impression d'en prendre. Sept questions méritent une réponse avant, pas après :
- Qui définit ce qu'est une insertion réussie : un emploi à six mois, un CDI, un niveau de salaire, une cohérence avec le métier préparé, une stabilité à un an ?
- Qui a accès aux données individuelles, et dans quelles conditions ?
- Une personne peut-elle corriger, compléter ou contester ce que son passeport dit d'elle ?
- Les Régions gardent-elles une capacité réelle de stratégie sur les métiers, les territoires et les publics ?
- Comment préserve-t-on le rôle des partenaires sociaux si l'architecture se recentralise techniquement autour de quelques grands opérateurs ?
- Comment évite-t-on que la recommandation de formation devienne un moteur orienté par les budgets disponibles ou les taux de placement ?
- Et qui audite le calcul, une fois qu'il tourne ?
La gouvernance paritaire de 2018 — État, organisations syndicales, organisations patronales, Régions — a été construite pour arbitrer des financements. Elle n'a pas été conçue pour arbitrer des règles de calcul. C'est une autre compétence, et personne ne l'a encore revendiquée.
Ce que je surveillerais maintenant
Pour savoir si la rumeur devient une réforme, inutile de guetter le nom. Une réforme institutionnelle ne commence pas par un logo : elle commence par le transfert d'une compétence, d'une base de données ou d'une ligne budgétaire.
Voici le tableau que je tiens, et que je mettrai à jour.
| Signal à surveiller | Ce que cela voudrait dire | Niveau de bascule |
|---|---|---|
| Modification de l'article L. 6123-5 | Recomposition formelle de France compétences ou de ses missions | Institutionnel |
| Transfert effectif d'un financement à la Caisse des dépôts | Séparation nette entre régulation et financement | Budgétaire |
| Élargissement des missions de France Travail | Renforcement de la prescription et de l'achat de formation | Opérationnel |
| Interconnexion effective du Passeport de compétences | Passage d'un coffre-fort de preuves à un outil de parcours | Numérique |
| Publication d'indicateurs comparables par formation | Généralisation d'une régulation par les résultats | Marché et réputation |
| Modification de la gouvernance du RNCP et du Répertoire spécifique | Recentrage de la certification professionnelle | Certification |
| Nouvelles conventions État-Régions-partenaires sociaux | Arbitrage sur la territorialisation du système | Politique |
Engagement éditorial : je mets ce tableau à jour à chaque texte, budget ou transfert de compétence qui change réellement l'architecture — pas à chaque rumeur. La date de mise à jour en haut de page fait foi.
Une dernière chose, pour condenser tout ce qui précède.
Le vrai successeur de France compétences ne sera peut-être pas une institution. Ce sera peut-être une architecture de données capable de décider, financer, contrôler et comparer autrement.
Si cette phrase est juste, alors les questions de gouvernance posées plus haut ne sont pas un supplément d'âme. Elles sont le sujet.
Je n'écrirai donc pas que France Formation va remplacer France compétences : nous n'avons rien d'assez solide pour l'affirmer. J'écris plutôt ceci.
France Formation n'existe pas encore. Mais une partie du système qu'un tel acteur incarnerait est déjà en train de se construire.
Et pour ceux d'entre nous qui formons, la question qui arrive est d'une simplicité redoutable : vous avez formé cette personne — qu'est-ce que cela a changé dans sa trajectoire ?
Pour une fois, c'est peut-être la bonne question.
Si vous devez arbitrer un projet de formation pendant que le cadre bouge, le bilan gratuit en 3 minutes sert à poser votre situation avant de choisir un organisme. C'est l'ordre qui fait gagner du temps. Et si c'est le financement qui bloque, tout est sur la page financement de la reconversion.
Sources : article L. 6123-5 et suivants du code du travail, Légifrance · commission d'enquête du Sénat sur les missions des agences et opérateurs de l'État, rapport « Agencification » · commission des finances du Sénat, compte rendu du 26 janvier 2026 · Passeport de compétences, dossier de presse du ministère du Travail, juin 2026 · plan « Emploi futur », dossier de presse du 7 mai 2026 · amendement n° 239 du 18 février 2026, Assemblée nationale. Pages consultées le 19 septembre 2026. Déclaration d'intérêt : je dirige un organisme de formation privé, et les évolutions décrites ici concernent directement mon secteur.