Dispositifs & financement

Pro-A — Promotion par alternance (dispositif supprimé, 2026)

Pro-A · promotion par alternance · reconversion par alternance

Définition —

Pro-A permettait à un salarié en CDI de suivre une formation certifiante en alternance financée par l'OPCO, sans interruption de salaire. Dispositif supprimé depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 (loi n°2025-989 du 24 octobre 2025), remplacé par la période de reconversion — sauf avenant signé avant cette date.

· Par Benjamin Duplaa, directeur IFPA Poitiers

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Carte du lexique : Pro-A — Promotion par alternance (dispositif supprimé, 2026) — Dispositifs & financement, définition sourcée de la formation professionnelle.
Pro-A — Promotion par alternance (dispositif supprimé, 2026) · Dispositifs & financement · Lexique formation professionnelle

Pro-A n'existe plus depuis le 1er janvier 2026. Ce dispositif permettait à un salarié en CDI de suivre une formation certifiante en alternance, financée par l'OPCO de son entreprise, sans perdre un euro de salaire. La loi n°2025-989 du 24 octobre 2025 y a mis fin, au profit d'un cadre unique baptisé période de reconversion. Si vous retrouvez le mot Pro-A dans un accord d'entreprise, une fiche RH ou un article resté en ligne, mieux vaut savoir ce qu'il couvrait réellement et ce qui s'applique désormais à sa place.

Pro-A, période de reconversion, PTP : ne pas confondre

DispositifStatut en 2026Ce qu'il couvreNature du changement
Pro-ASupprimé au 1er janvier 2026, sauf avenant signé avant cette dateFormation certifiante en alternance, financée par l'OPCO, pour un salarié déjà en posteMontée en compétences, pas un changement de branche
Période de reconversionActif depuis le 1er janvier 2026Mobilité professionnelle, fusion de Pro-A et de TranscoCadre unique remplaçant les deux anciens dispositifs
PTP (Transitions Pro)ActifFinancement d'un projet de reconversionVraie reconversion, changement de branche

Ce que Pro-A couvrait, pour les parcours déjà engagés

Pro-A remplaçait la période de professionnalisation depuis 2018. Trois conditions cumulatives ouvraient l'accès au dispositif : être salarié en CDI, ou en CDD dans le cadre d'un contrat unique d'insertion ou d'un contrat de mission en intérim. Avoir un niveau de qualification inférieur au niveau 5, en dessous de bac+2, ou occuper un métier identifié en forte évolution par sa branche professionnelle. Viser une formation inscrite à la liste des certifications éligibles publiée par sa branche, chaque branche professionnelle publiait la sienne, sans référentiel national unique.

Le parcours durait de 6 à 36 mois, dont 15 à 25 % du temps consacré à la formation, le reste en activité dans l'entreprise. L'avantage tenait dans ce montage : la formation se déroulait sur le temps de travail, le salaire restait maintenu à 100 %, le financement passait par l'OPCO de l'entreprise, et le compte personnel de formation du salarié n'était pas mobilisé.

Une limite qui explique pourquoi ce n'était pas un outil de reconversion

Pro-A ne convenait pas à un changement de branche. Le dispositif servait une montée en compétence sur le poste ou une évolution interne, pas une reconversion complète. Pour un changement de branche, la voie restait le projet de transition professionnelle, porté par Transitions Pro.

Ce qui change au 1er janvier 2026

La loi n°2025-989 du 24 octobre 2025 met fin à Pro-A. Le nouveau cadre, la période de reconversion, fusionne Pro-A et Transco en un dispositif unique couvrant la mobilité professionnelle interne et externe. Une disposition transitoire protège les parcours en cours : si l'avenant au contrat de travail a été signé avant le 1er janvier 2026, Pro-A continue de s'appliquer jusqu'à son terme, aux conditions qui étaient les siennes.

Deux situations concrètes

Un salarié déjà engagé avant le changement de loi

Un homme de 42 ans, technicien en poste depuis plusieurs années, avait signé un avenant Pro-A fin 2025 pour viser une certification identifiée par sa branche comme en forte évolution. Le changement de loi au 1er janvier 2026 ne remet rien en cause pour lui : l'avenant a été signé avant cette date, Pro-A continue donc de s'appliquer jusqu'au terme du parcours. Il poursuit sa formation sur le temps de travail, salaire maintenu, financement OPCO, sans avoir eu à renégocier quoi que ce soit avec son employeur.

Une salariée qui visait un changement de branche complet

Une femme de 39 ans, en CDI dans un secteur qu'elle voulait quitter entièrement, avait entendu parler de Pro-A comme d'une solution pour se reconvertir sans perdre de salaire. Le dispositif ne correspondait pas à sa situation, et ce indépendamment de sa suppression : Pro-A servait la montée en compétence sur un poste existant, pas un changement de branche. Sa question à se poser était différente, celle du financement d'un vrai projet de reconversion, du côté du PTP porté par Transitions Pro.

Les erreurs fréquentes

  • Confondre Pro-A, supprimée depuis le 1er janvier 2026, avec la période de reconversion qui l'a remplacée : ce sont deux cadres différents, sans continuité automatique pour un nouveau parcours.
  • Croire que Pro-A pouvait financer un changement de branche complet, alors que sa limite explicite était la montée en compétences sur le poste.
  • Engager une démarche sans vérifier la liste des certifications éligibles de sa propre branche professionnelle, chaque branche publiait la sienne, il n'existait pas de liste nationale unique.
  • Penser qu'un avenant signé après le 1er janvier 2026 pouvait encore relever de Pro-A : la disposition transitoire ne couvre que les avenants signés avant cette date.
  • Mobiliser son CPF en pensant que c'est la règle pour ce type de parcours, alors que Pro-A se finançait par l'OPCO, sans toucher au compte personnel de formation.

Pour votre reconversion

Sources officielles et académiques

Officielles & réglementaires

Académiques

Ressource offerte · PDF 57 pages

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