Budget 2027 et CPF : ce qui est confirmé

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Bannière éditoriale : Budget 2027. Sous le titre, « Le reste à charge CPF : ce qui est écrit, ce qui est seulement annoncé », un graphique en barres montre la participation CPF en euros : 100 € en mai 2024, 103,20 € en janvier 2026, 150 € depuis avril 2026, puis une barre en pointillés à 350 € pour 2027, marquée « annoncé par la presse, non confirmé ». Une note manuscrite dit « Pas encore dans un texte ». Portrait de Benjamin Duplaa à droite.

Jeudi 1er octobre 2026, le gouvernement présente son budget pour 2027 en Conseil des ministres. Depuis huit jours, une phrase circule : le reste à charge du CPF passerait de 150 à 350 euros. Le matin même, la page « Documents budgétaires » du site du ministère du Budget ne listait encore que le projet de loi de règlement des comptes de 2025. Le projet de loi de finances pour 2027 n'y figurait pas.

Entre une phrase entendue à la radio et un texte publié, il y a un écart que les titres de presse effacent. Un salarié qui prépare une formation pour janvier lit pourtant ce chiffre comme une date butoir. Cet article fait donc un travail simple : séparer ce que le Code du travail écrit aujourd'hui, ce qui est seulement annoncé, et ce qu'il faudra vérifier dans le texte dès qu'il sera déposé.

Le document source, en téléchargement

Journal officiel de la République française n° 229 du 1er octobre 2026 (PDF, 2,4 Mo). C'est le fichier que j'ai passé en revue : cherchez-y « CPF » ou « compte personnel », vous n'y trouverez rien. Copie de lecture, en mise en page étroite de téléphone ; l'original fait foi sur Légifrance.

En clair —

La participation obligatoire du CPF est aujourd'hui de 150 €, fixée « pour l'année 2026 » par le décret du 30 mars 2026. Le passage à 350 € en 2027 vient de la presse (Les Echos, le 23 septembre) : je n'ai trouvé aucun texte qui l'écrive. Ce montant se fixe par décret : il peut donc changer par le Journal officiel, sans attendre le budget, ou par le projet de loi de finances. J'ai passé en revue le Journal officiel de ce 1er octobre : aucun de ses 94 textes ne mentionne le CPF. Les demandeurs d'emploi, et les salariés dont l'employeur abonde le compte, ne paient pas cette participation : c'est écrit dans la loi elle-même.

Ce que le Code du travail écrit aujourd'hui

L'article R. 6323 du Code du travail, dans sa version en vigueur depuis le 2 avril 2026, dit que la participation « est fixée, pour l'année 2026, à la somme forfaitaire de cent cinquante euros ». Deux détails comptent plus que le montant.

Le premier est la mention « pour l'année 2026 » : le chiffre est écrit pour une année, pas pour toujours. Le second est dans le même article : ce montant est revalorisé chaque 1er janvier selon l'évolution des prix à la consommation hors tabac, par un arrêté des ministres chargés de la formation et du budget. C'est ce mécanisme qui l'a portée de 100 € à 102,23 € en 2025, puis à 103,20 € au 1er janvier 2026, avant le saut du 2 avril.

DateParticipationTexte
2 mai 2024100 €Décret du 29 avril 2024
1er janvier 2025102,23 €Arrêté du 26 décembre 2024 (revalorisation)
1er janvier 2026103,20 €Arrêté du 30 décembre 2025 (revalorisation)
2 avril 2026150 €Décret n° 2026-234 du 30 mars 2026

Le décret de mars précise aussi à quelles demandes le nouveau montant s'applique : celles dont la demande de souscription intervient après son entrée en vigueur. Service-public.gouv.fr le traduit ainsi : toute demande déposée à compter du 2 avril 2026. Une demande déposée avant restait donc au montant précédent. Cette règle de transition est la première chose à relire quand un nouveau montant sera publié.

Cinquante pour cent d'augmentation en moins de deux ans : voilà ce qui est écrit, et rien d'autre.

Qui décide du montant : la loi ou le décret ?

Le texte donne ici une indication utile pour lire l'actualité des prochains jours. L'article L. 6323-7, qui est de niveau loi, dit que la participation peut être proportionnelle au coût de la formation, dans la limite d'un plafond, ou fixée à une somme forfaitaire. Il renvoie les modalités à un décret en Conseil d'État. Le montant de 150 € est écrit dans la partie réglementaire du code, pas dans la loi. Et c'est un décret, signé le 30 mars 2026, qui a fait passer la participation de 103,20 à 150 €.

À la lecture de ces deux articles, un forfait unique de 350 € pourrait donc être fixé par décret, sans passer par le projet de loi de finances. Ce n'est pas un avis juridique, c'est une lecture : elle suffit pour comprendre qu'il faudra surveiller deux endroits, le projet de loi et le Journal officiel.

Un tarif à deux niveaux, 150 € pour certaines formations et 350 € pour les autres, serait une autre affaire. La loi décrit aujourd'hui un forfait ou une proportion, pas un tarif qui dépend de la nature de la formation. Si le gouvernement veut ce système, la loi sera probablement modifiée, et le projet de loi de finances est l'un des véhicules possibles. C'est la première chose à chercher dans le texte déposé.

Les exonérations n'ont pas toutes le même niveau. La loi (L. 6323-7) exempte les demandeurs d'emploi, et les titulaires dont l'employeur abonde le compte. Le règlement (R. 6323) exempte ceux qui mobilisent les points de leur compte professionnel de prévention (C2P) ou qui bénéficient de l'abondement lié aux accidents du travail et maladies professionnelles (article L. 432-12 du Code de la sécurité sociale). Retirer l'une des deux premières demanderait un vote du Parlement ; les deux autres relèvent du décret.

Le Journal officiel du jour : rien sur le CPF

Si un décret avait été signé, il serait paru au Journal officiel. J'ai donc passé en revue celui de ce jeudi 1er octobre 2026, le numéro 229 : le sommaire de ses quatre-vingt-quatorze textes (les quatorze annonces de changement de nom, en accès protégé, n'y figurent pas), puis une recherche dans le texte intégral. Je n'y trouve ni l'expression « compte personnel de formation », ni le sigle CPF, ni l'article R. 6323. Aucun texte de ce numéro ne touche donc à la participation de 150 euros.

C'est un fait établi, à l'inverse des 350 euros : à la date de ce numéro, rien de publié ne modifie le montant. Cela ne dit rien de demain, ni du projet de loi de finances, qui suit son propre chemin. Cela suffit pour distinguer une règle d'une annonce.

Côté certifications, ce numéro publie deux arrêtés du ministère du Travail sur des titres professionnels. Le premier, du 28 septembre 2026, crée le titre de concepteur pédagogique digital : niveau 6, trois blocs de compétences, enregistré au répertoire national des certifications professionnelles pour trois ans à compter du 1er octobre 2026. Le second, du 24 septembre, révise le titre d'employé technicien-vendeur en matériel de sport, de niveau 3, pour cinq ans à compter du 14 octobre 2026. Ni l'un ni l'autre ne dit un mot du financement.

Ils rappellent pourtant une chose utile à tout titulaire de compte : l'article L. 6323-6 rend éligibles au CPF les actions de formation sanctionnées par une certification enregistrée à ce répertoire. L'offre que votre CPF peut financer évolue donc par des textes aussi discrets que ceux-là, pas seulement par le montant de la participation.

Ce que la presse annonce, et ce qu'elle ne dit pas

Les Echos ont publié le 23 septembre 2026 l'information reprise partout depuis : selon le quotidien, le gouvernement prévoirait de porter la participation de 150 à 350 euros, pour économiser entre 300 et 350 millions d'euros sur les 2,5 milliards d'économies demandés au ministère du Travail. L'article d'origine est réservé aux abonnés. Je m'appuie sur les comptes rendus qu'en ont faits Public Sénat et la presse spécialisée, qui concordent sur l'essentiel, et sur le message de RMC Info du 24 septembre, relevé sur X le 25, qui cite l'entourage du ministre du Travail.

Ce que rapporte la presseCe que cela vaut aujourd'hui
350 € au lieu de 150 € pour la plupart des titulairesAnnonce attribuée aux Echos, relayée par l'entourage du ministre. Aucun texte lu.
150 € maintenus pour les bilans de compétences, la VAE et les formations menant à un métier en tension ou à un secteur jugé prioritaireAucune liste publiée, ni de règle pour l'établir.
Demandeurs d'emploi épargnésDéjà le cas, par la loi (L. 6323-7).
Un questionnaire avant l'achat pour évaluer la solidité du projet, avec un conseil proposé mais sans blocageMécanisme décrit comme relevant plutôt d'un décret ou d'un arrêté. Rien d'écrit.

Le jour même de la présentation du budget, L'Échiquier social range « un meilleur ciblage » du dispositif de formation parmi les efforts demandés au ministère du Travail. Cela confirme une direction. Cela ne donne ni montant, ni périmètre, ni date.

Ce que ces articles ne disent pas est ce qui compte pour votre projet : le texte de l'article du projet de loi, la liste des formations prioritaires et qui la tiendrait, la date d'entrée en vigueur, la règle de transition. Tant que ces quatre éléments manquent, « 350 € » est un titre, pas une règle.

Le budget derrière l'annonce

Une participation de 150 ou de 350 euros est une ligne dans un budget plus large. Trois chiffres la situent. Deux viennent de documents officiels, le troisième de la presse, et je les garde séparés.

La dépense du CPF a déjà baissé. L'annexe « Formation professionnelle » du projet de loi de finances pour 2026, qui reprend les données de la Caisse des dépôts, retrace les dépenses annuelles du CPF de 2020 à 2024, avec une prévision pour 2025.

Dépenses annuelles du CPF, en milliards d'euros
20201,13
20212,58
20222,40
20231,93
20242,04
2025 (prévision)1,85 à 1,90

Source : annexe « Formation professionnelle » au projet de loi de finances pour 2026, données de la Caisse des dépôts, page 97 du fichier PDF [consulté le 2026-10-01]. Montants réalisés de 2020 à 2024 ; la prévision 2025 date de mars 2025 et donne une fourchette, tracée ici à sa valeur haute. Une estimation de septembre 2025 situe les engagements du CPF à 1,89 milliard pour l'année.

De 2,58 milliards d'euros en 2021 à environ 1,9 en 2025 : la baisse a précédé tout projet de 2027. Le même document explique en partie pourquoi. Il attribue la contention des dépenses de 2024, notamment, à la mise en place de la participation obligatoire, et note que les dossiers des demandeurs d'emploi, exonérés, ont progressé de 15 % cette année-là quand ceux des actifs occupés reculaient de 1 %. Il lit ce mouvement comme l'effet combiné de la participation et du poids des permis de conduire. C'est l'effet d'une participation, tel que l'État le décrit lui-même.

Le plafond de la mission Travail est celui qui baisse le plus. Le rapport sur les plafonds de dépenses du projet de loi de finances pour 2027, remis au Parlement le 15 juillet 2026, fixe pour chaque mission un plafond prévisionnel.

Mission « Travail, emploi et administration des ministères sociaux »Exécuté 2019Loi de finances 2026Plafond 2027Variation
Crédits budgétaires, hors contribution au compte d'affectation spéciale Pensions13,920,518,7−1,9
Crédits budgétaires et taxes affectées24,032,229,4−2,8

En milliards d'euros. Source : rapport du gouvernement en application de l'article 48 de la loi organique relative aux lois de finances, « Plafonds de dépenses du projet de loi de finances pour 2027 », 15 juillet 2026, tableaux 2 et 2 bis [consulté le 2026-10-01].

Le rapport attribue la baisse à l'effet, en 2027, des économies décidées les années précédentes, et au recentrage des moyens sur les dispositifs « ayant démontré leur efficience ». Aucune autre mission ne recule de plus de 0,4 milliard d'euros ; celle-ci perd 1,9 milliard sur les crédits budgétaires, 2,8 avec les taxes affectées.

Les 2,5 milliards, eux, n'ont pas de document officiel derrière eux. Entre le rapport de juillet et les annonces de septembre, l'effort demandé au ministère du Travail est passé de 1,9 à 2,5 milliards d'euros. La presse en détaille la composition d'après Les Echos des 22 et 23 septembre, que je n'ai pas pu lire, l'article étant réservé aux abonnés. Je reprends donc les comptes rendus d'Économie Matin et de Certiforma, qui concordent. Économie Matin précise que le ministère conteste certains de ces montants et leur addition.

Où la presse dit que l'on chercherait les 2,5 milliards d'euros, en millions d'euros — annoncé, non confirmé
Excédent de France compétences repris par l'Étatenviron 1 100
Réforme du CPF (350 €, questionnaire préalable)300 à 350
Fraude à l'apprentissage200 à 300
Solde de la taxe d'apprentissage non affecté (« Soltéa »)environ 200
Compensation de TVA des OPCO suspendue160
France Travail (et environ 400 postes)environ 100

Source : Les Echos, 22 et 23 septembre 2026 (réservé aux abonnés, non lu), d'après les comptes rendus d'Économie Matin (23 septembre) et de Certiforma (24 septembre). Montants annoncés, aucun confirmé par un texte ; les fourchettes sont tracées à leur valeur haute. Les lignes rapportées totalisent environ 2,1 milliards sur les 2,5.

Lues ainsi, les 300 à 350 millions attendus de la réforme du CPF pèsent un huitième environ de l'effort, et près de la moitié viendrait de l'excédent de France compétences. Le reste des 2,5 milliards n'est pas détaillé. Le CPF est la ligne que le public voit. Ce n'est pas la plus grosse.

Ce que cela changerait pour vous, si la presse a raison

Le tableau ci-dessous compare la situation écrite aujourd'hui et ce que rapporterait la presse. Il ne vaut que sous réserve du texte.

Votre situationParticipation aujourd'huiSi la presse a raison
Salarié, formation financée seul avec le CPF150 €350 €, sauf formation jugée prioritaire : 200 € de plus
Demandeur d'emploi0 € (loi)0 €
Employeur qui abonde votre CPF0 € (loi)Non évoqué
Participation prise en charge par votre employeur ou un OPCO0 € pour vous (R. 6323)Non évoqué
Bilan de compétences ou VAE150 €150 €
Formation vers un métier en tension150 €150 €, après validation préalable du projet

La dernière ligne appelle une précaution. Personne ne sait aujourd'hui quel métier serait « en tension » au sens de la mesure, ni quel organisme dresserait la liste. Dire à quelqu'un que son projet « sera prioritaire » serait lui promettre ce qu'aucun texte n'a écrit.

Faut-il se précipiter avant le 1er janvier ?

Non, pas sur la foi d'une annonce, et pour trois raisons.

La première : aucun texte n'a fixé de date. Une annonce de presse ne vaut pas règle, et ce qui sera voté peut différer de ce qui est rapporté : le Parlement examine le projet de loi de finances à partir d'octobre, il peut l'amender, le retarder, ou le rejeter.

La deuxième : si un nouveau montant est fixé, le décret de mars 2026 montre la règle retenue la dernière fois. C'est la date de la demande de souscription qui compte, pas celle de l'entrée en formation. À relire dans le nouveau texte avant toute décision, et pas avant.

La troisième tient à la nature de la dépense. Se hâter pour économiser 200 € sur une formation qu'on n'a pas éprouvée peut coûter beaucoup plus : plusieurs mois de formation, du temps, parfois un salaire laissé de côté. Un projet qui tient se finance, à 150 comme à 350 euros. Un projet qu'on ne sait pas défendre n'est pas sauvé par une date.

Il y a dans cette séquence un déplacement que je veux nommer, sans juger la mesure. Hier, le filtre d'une formation financée était la cohérence du projet. Depuis avril, c'est aussi la capacité à sortir 150 € de sa poche. Demain, ce serait la capacité à en sortir 350, ou à faire reconnaître son projet comme prioritaire. Les arguments en présence sont connus : maîtriser la dépense d'un côté, ne pas fermer la porte aux publics les plus modestes de l'autre. Ce que je regarde, c'est ce que le dispositif fait à ceux qui n'ont pas la somme.

Les dates à retenir jusqu'à la fin de l'année

Le ministère du Budget a publié le 29 septembre le calendrier d'examen du projet de loi de finances. Il peut bouger : le texte dit « actuellement prévu ».

DateÉtapeÀ regarder pour le CPF
1er octobre 2026Présentation en Conseil des ministres, puis envoi aux commissions des finances du ParlementLe texte et ses annexes : l'article sur le CPF s'y lit, s'il existe
À partir du 13 octobreAssemblée nationale : première partie du projet (recettes et équilibre), vote solennel prévu à la fin du moisDans quelle partie la mesure figure-t-elle ?
Après la première partieAssemblée nationale : seconde partie (crédits des missions, dont Travail et emploi)Les crédits de la mission et ses articles rattachés
17 novembre (18 en cas de report)Vote solennel de l'Assemblée sur l'ensemble du projet, en première lecturePremier vote d'ensemble ; le texte part ensuite au Sénat
Novembre et décembreSénat, puis éventuelle commission mixte paritaire et nouvelle lectureLe texte peut changer à chaque étape, une mesure peut disparaître
Mi-décembreAdoption prévue à l'Assemblée nationaleLe texte final, le seul qui compte
Avant le 31 décembreÉventuelle saisine du Conseil constitutionnel, promulgation et publication au Journal officielLe Journal officiel, où paraîtrait aussi un décret sur le montant

Source : budget.gouv.fr, « Élaboration du projet de loi de finances pour 2027 : le calendrier de travail », 29 septembre 2026 [consulté le 2026-10-01].

Comment lire le texte quand il sera publié

Quand le projet de loi de finances sera déposé, cinq vérifications suffisent pour savoir ce qui change vraiment.

  1. L'article visé : un renvoi à un décret, ou une modification de l'article L. 6323-7 de la loi.
  2. Le montant, et la mention « pour l'année » : 2027 seulement, ou durable.
  3. La définition des formations prioritaires : qui dresse la liste, par quel acte, à quelle date.
  4. Les exonérations : les demandeurs d'emploi et l'abondement de l'employeur sont-ils toujours cités ?
  5. L'entrée en vigueur et la règle de transition : la demande de souscription, ou l'entrée en formation.

Je mettrai cet article à jour, avec la date, dès que j'aurai lu le texte déposé.

Et votre projet, dans tout cela ?

Le montant de la participation est un paramètre de votre projet, pas son sujet. La vraie question est plus en amont : cette formation mène-t-elle quelque part pour vous, dans le métier que vous visez, avec le financement que vous pouvez réunir ? Quand cette question est tranchée, 150 ou 350 euros se budgètent. Quand elle ne l'est pas, aucun montant ne la tranche à votre place.

FAQ

Le CPF passera-t-il à 350 € en 2027 ?

Ce n'est pas confirmé par un texte. Le chiffre vient d'une information des Echos du 23 septembre 2026, relayée par l'entourage du ministre du Travail. À ce jour, le Code du travail fixe 150 € « pour l'année 2026 ».

Un décret sur le CPF est-il paru au Journal officiel ?

Pas dans le numéro du 1er octobre 2026 : je n'y trouve aucun texte qui mentionne le compte personnel de formation. Le montant de 150 € reste celui de l'article R. 6323 dans sa rédaction du 2 avril 2026. Un décret reste possible un autre jour : le Journal officiel est le premier endroit où il paraîtrait.

Le montant peut-il changer sans loi de finances ?

À la lecture du Code du travail, oui : le montant est fixé par décret en Conseil d'État (article R. 6323), comme l'a montré le décret du 30 mars 2026. Un tarif différent selon la formation pourrait en revanche exiger une modification de la loi.

Les demandeurs d'emploi paieront-ils la participation ?

Pas aujourd'hui : l'article L. 6323-7 du Code du travail les en exempte. La presse ne rapporte pas non plus de changement sur ce point.

Que devient le montant de 150 € au 1er janvier 2027 ?

Le Code du travail prévoit une revalorisation chaque 1er janvier selon l'inflation, par arrêté. Il ne dit pas ce que devient le montant au-delà de cette règle : seul un nouveau texte le dirait.

Comment savoir si ma formation sera « prioritaire » ?

Aucune liste n'est publiée à ce jour. Attendre le texte déposé, puis chercher qui établit la liste et par quel acte.

Sources

La chronologie 2024-2026 de la participation (arrêtés du 26 décembre 2024 et du 30 décembre 2025) est détaillée dans CPF : la vraie réforme est déjà passée. La méthode de sourçage appliquée sur ce site est décrite sur la page Sources et méthodologie.

Mis à jour le 1er octobre 2026 : passage en revue du Journal officiel du jour (document en téléchargement), tableau des montants complété pour 2025, ligne « prise en charge par l'employeur ou un OPCO » ajoutée, section sur le budget avec deux graphiques et un tableau officiel, calendrier d'examen du projet de loi de finances.

À télécharger : le Journal officiel du 1er octobre 2026

Journal officiel n° 229 du 1er octobre 2026 (PDF, 2,4 Mo) : les 94 textes du numéro, dont les deux arrêtés sur les titres professionnels (première page du fichier). Gardez-le comme point de repère : le jour où un décret sur le CPF paraîtra, il suffira de comparer. L'original fait foi sur Légifrance.

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