Un organisme de formation sur deux juge aujourd'hui sa propre survie en jeu. C'est un chiffre qui fait un titre, et il est vrai.
Mais si vous cherchez une formation, ce n'est pas celui-là qui vous concerne. Celui qui vous concerne, c'est celui que l'enquête ne donne pas — parce qu'elle ne le mesure jamais.
- Ce que dit le baromètre
- Comment le lire sans se tromper
- Ce que le baromètre ne mesure pas
- Ce que je constate sur mon terrain
- Le CPF décroche de trente points
- Dans la Vienne, la demande est là
- Ce que ça change quand on cherche une place
- Les cinq questions à poser avant de signer
- Ce que je retiens
Ce que dit le baromètre
Les Acteurs de la Compétence — la fédération professionnelle du secteur privé de la formation — ont interrogé 202 de leurs adhérents en juin 2026. Voici ce qui en ressort.
Sur l'activité globale, 62 % anticipent une baisse de leur chiffre d'affaires au premier semestre, sept points de plus que lors de l'enquête précédente. Et parmi ceux-là, 55 % l'attendent supérieure à 10 % — vingt-cinq points de plus. Ce n'est donc pas seulement que plus d'organismes reculent : ceux qui reculent reculent beaucoup plus fort qu'avant.
Sur la santé des structures, la moitié juge sa pérennité « fragilisée ou menacée ». Trente-six pour cent se disent « sous vigilance ». Quatorze pour cent seulement s'estiment hors de danger.
Sur l'emploi, 38 % font face à des difficultés d'effectifs — plan de sauvegarde de l'emploi, non-remplacement des départs, activité partielle de longue durée, licenciements économiques. Douze points de plus.
Segment par segment, le tableau se précise. La colonne de droite est celle qui compte : elle dit dans quel sens la part d'organismes en recul a bougé depuis l'enquête de 2025.
| Segment | En baisse | Stable | En hausse | Évolution de la part « en baisse » |
|---|---|---|---|---|
| Formation des demandeurs d'emploi | 63 % | 33 % | 4 % | −7 pts |
| Apprentissage | 60 % | 32 % | 8 % | +10 pts |
| CPF | 56 % | 33 % | 11 % | +30 pts |
| Plan de développement des compétences | 51 % | 32 % | 17 % | +8 pts |
| Conseil et accompagnement | 39 % | 43 % | 18 % | +21 pts |
| Services numériques | 32 % | 63 % | 5 % | non communiquée |
Un seul segment tient : le numérique. Et sa stabilité, dit l'enquête elle-même, masque des besoins d'investissement lourds liés à l'intelligence artificielle.
Le paradoxe est là, et la fédération le nomme : 65 % estiment devoir investir — deux à cinq pour cent du chiffre d'affaires de la filière — au moment précis où les marges de manœuvre se referment. Il faut se transformer avec moins d'argent qu'avant.
Comment le lire sans se tromper
Avant d'aller plus loin, trois précautions. Elles ne détruisent pas le chiffre, elles le cadrent.
C'est une enquête interne. Une fédération interroge ses propres adhérents. Les organismes qui n'y adhèrent pas — dont beaucoup de très petites structures — ne sont pas dans le panel.
Les réponses sont déclaratives, et l'indicateur principal est une prévision. L'axe de la première page s'intitule exactement « Prévision de chiffre d'affaires pour le S1 2026 ». C'est une anticipation de dirigeants exprimée en cours de semestre, pas un résultat constaté. Le document se présente comme un « panel représentatif » sans jamais préciser représentatif de quoi, ni publier de méthode d'échantillonnage.
202 répondants, c'est peu en valeur absolue.
Ce qu'on peut donc en dire honnêtement : ce n'est pas une mesure du marché de la formation, c'est la température prise dans une population d'organismes structurés, et cette température baisse nettement. C'est la même exigence de lecture qu'on applique à ce qu'un label qualité garantit vraiment : savoir ce qu'un indicateur mesure, et ce qu'il ne mesure pas.
Ce que le baromètre ne mesure pas
Et c'est ici que ça devient intéressant.
J'ai relu les onze pages en cherchant un mot : la demande. Pas le chiffre d'affaires — la demande. Combien de personnes poussent la porte, appellent, s'inscrivent, veulent se former.
Le mot n'y est pas. « Sollicitations » : absent. « Entrées en formation » : absent. « Stagiaires », « apprenants » : absents. Le seul endroit où le document parle de demande, c'est du côté des entreprises — « attentisme généralisé », « gel des projets », « baisse des recrutements d'apprentis ». Jamais du côté des personnes.
Sur le segment de la formation des demandeurs d'emploi, l'enquête cite exactement deux difficultés. Les voici, mot pour mot :
« Désengagement général des services régionaux et de l'État sur la formation des demandeurs d'emploi. »
« Allongement des délais de paiement. »
Deux difficultés, toutes les deux du côté du payeur. Pas une ligne sur un public qui se détournerait de la formation.
Ce n'est pas un oubli, c'est le périmètre de l'outil : un baromètre économique mesure ce qu'un organisme parvient à facturer et à encaisser, pas ce que le public réclame. Les deux peuvent parfaitement diverger. Une demande qui monte pendant qu'une activité financée recule, ce n'est pas une contradiction — c'est la signature d'un problème de solvabilisation.
Un détail confirme d'ailleurs cette lecture. Sur ce segment précis, la part d'organismes en recul est de 63 %, mais elle a baissé de sept points depuis 2025. C'est le seul segment de toute l'enquête où le marqueur va dans ce sens ; partout ailleurs il monte, jusqu'à +30 sur le CPF. La fédération écrit d'ailleurs « demeure structurellement dégradé », et non « s'aggrave ». Une dégradation installée, pas une chute en cours.
Une statistique publique permet de recouper, côté entrées. Selon France Travail, 1 010 000 demandeurs d'emploi sont entrés en formation en 2025, soit une baisse de 4,6 % sur un an (publication du 14 septembre 2026). Ce sont des entrées effectives, pas des souhaits : elles disent que l'activité de formation des demandeurs d'emploi a bien reculé, et ne disent rien de la demande qui n'a pas pu aboutir. Les deux lectures ne se contredisent pas.
La Dares compte plus étroitement : les personnes en recherche d'emploi indemnisées ou bénéficiant d'une protection sociale. Pour ce champ, les entrées en formation passent de 1 007 400 en 2024 à 918 900 en 2025, soit −9 % (série publiée le 7 octobre 2026). Hors formations financées par le seul CPF, sans cofinancement de France Travail, la baisse est de 15 % : 593 200 entrées, le niveau le plus bas depuis 2016. Les deux séries n'ont pas le même champ : on ne les additionne pas et on ne les compare pas ligne à ligne. Elles disent la même chose, dans le même sens. Et la Dares dit qui a réduit : les entrées commandées par les conseils régionaux reculent de 18 %, celles de France Travail de 6 %.
Ce que je constate sur mon terrain
Je ne vais pas commenter ce baromètre depuis l'extérieur : je suis dedans. Je dirige l'IFPA Poitiers — vous lisez donc quelqu'un qui a un intérêt dans le secteur qu'il décrit, et vous devez en tenir compte.
Voilà ce que j'ai vu au premier semestre 2026, sans arrondir.
Un : des difficultés réelles d'accès aux financements France Travail. C'est le point de friction principal de mon semestre. Il rejoint mot pour mot ce que dit l'enquête sur le désengagement des financeurs publics et sur les délais.
Deux : une hausse de la demande initiale pour nos actions de formation par rapport à 2025. Plus de gens veulent entrer, pas moins.
Ces deux constats ne se contredisent pas. Mis côte à côte, ils disent une chose simple et assez dure : le frein n'est pas devant la porte, il est au guichet. Ce ne sont pas les candidats qui manquent. C'est l'argent qui met plus de temps à se débloquer, quand il se débloque.
Un seul organisme ne fait pas une statistique, et je ne vous demande pas de me croire sur parole. Mais c'est exactement l'angle mort du baromètre, et l'observation vaut d'être posée : quand une enquête ne mesure qu'une seule des deux variables, celui qui voit les deux a le devoir de le dire.
Le CPF décroche de trente points
Un chiffre sort du lot. Sur le CPF, la part d'organismes déclarant une activité en baisse gagne trente points par rapport à l'enquête de 2025. C'est le mouvement le plus fort du document — le suivant est à +25.
Les motifs cités sont cohérents avec ce qu'on observe depuis des mois : mesures de plafonnement, hausse de la participation forfaitaire obligatoire, contrôles décrits comme opaques, et difficultés sur les abondements — « notamment France Travail », précise l'enquête. C'est d'ailleurs le seul endroit des onze pages où France Travail est nommé.
Ce n'est donc pas une surprise, c'est une confirmation chiffrée. Le décret du 24 février 2026 a resserré les conditions d'éligibilité au CPF, et les critères de France Travail se sont durcis en parallèle — avec, depuis le 1er septembre, un tri du catalogue selon six critères. Le baromètre montre l'onde de choc côté offre. Quand on rend l'entrée plus difficile, il y a mécaniquement moins de monde qui entre, et les organismes qui vivaient de ce flux le sentent passer.
Une chose n'a pas changé pour autant : l'AIF n'a jamais été un droit, c'est un arbitrage. Elle l'est simplement devenue de manière plus visible.
Et le mouvement n'est peut-être pas fini. Le projet de loi de finances pour 2027 (article 89, déposé le 1er octobre 2026, pas encore voté) prévoit une majoration de la participation CPF pour les formations qui ne sont ni prioritaires ni cofinancées : un complément pouvant atteindre 200 € selon Mon Compte Formation, pour les demandes validées depuis le 2 octobre. Le détail, situation par situation. Si le texte est voté, il ne ferait pas disparaître le CPF ; il rendrait le cofinancement encore plus décisif.
Dans la Vienne, la demande est là
Un chiffre local, pour ancrer tout ça.
En moyenne sur le deuxième trimestre 2026, 33 360 personnes sont inscrites à France Travail dans la Vienne en catégories A, B et C. Ce nombre a progressé de 3,2 % sur le seul trimestre — trois mois. La source est la publication régionale de la DREETS Nouvelle-Aquitaine du 28 juillet 2026, mise à jour le 17 août, produite avec France Travail et la Dares.
Une précision, parce qu'elle compte : ce sont des inscrits, pas des chômeurs au sens du Bureau international du travail. Les séries régionales intègrent l'effet d'inscription automatique de nouveaux publics prévu par la loi pour le plein emploi. La même publication donne d'ailleurs, pour l'ensemble de la Nouvelle-Aquitaine, une série hors bénéficiaires du RSA et jeunes en parcours : +1,3 % sur un an en catégories A, B et C, contre +4,1 % pour l'ensemble des inscrits. Une part de la hausse tient donc au périmètre, pas à une vague de nouveaux chômeurs. Écrire « le chômage a bondi de 3,2 % dans la Vienne » serait faux.
Ce que ce chiffre dit en revanche, c'est qu'à l'échelle du bassin, le vivier de personnes susceptibles d'entrer en formation ne se réduit pas. Il grossit. Et c'est précisément à ce moment-là que l'accès au financement se resserre. Si vous êtes dans ce cas, la page consacrée à la formation des demandeurs d'emploi à Poitiers reprend les dispositifs mobilisables sur le département.
En Nouvelle-Aquitaine, la Dares relève de plus un déplacement du financeur. Le conseil régional y est, comme les années précédentes, le premier commanditaire de formations pour les personnes en recherche d'emploi indemnisées, avec une part proche ou supérieure à 40 %. En 2025, le volume d'entrées financées par la Région a augmenté, quand celui de France Travail a baissé de 25 %, contre 6 % pour l'ensemble des régions. Ce n'est pas une promesse de places, c'est un indice sur où chercher : la Région d'abord, avant même France Travail. Les repères sur les organismes et les financements en Nouvelle-Aquitaine aident à s'y retrouver.
Mais ce premier financeur réduit lui aussi la voilure. En mai, la Région a annoncé qu'elle supprimait 8 000 de ses 30 000 places de formation pour les demandeurs d'emploi en 2026, faute de pouvoir compenser une nouvelle baisse des crédits de l'État (Centre Inffo, 3 juin 2026, consulté le 2026-10-12 ; ce que ça change, en détail). Et la suite s'annonce plus serrée encore. Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit, à son article 88, de mettre fin au 31 décembre 2026 à tout nouvel engagement des pactes régionaux d'investissement dans les compétences, ces PRIC par lesquels l'État apporte aux Régions des crédits pour former davantage de demandeurs d'emploi ; les sommes déjà engagées resteraient versées (texte déposé à l'Assemblée nationale, consulté le 2026-10-12). Ce texte n'est pas encore voté. Le conseil régional débat de ses orientations budgétaires pour 2027 lors de sa séance plénière des 12 et 13 octobre ; les montants consacrés à la formation n'étaient pas encore publiés le 12 octobre au soir. La Région reste la première porte où frapper. Mais c'est une porte qui se rétrécit : raison de plus pour déposer tôt.
Ce que ça change quand on cherche une place
Voilà la traduction concrète, et elle n'est écrite nulle part dans le PDF.
La bonne nouvelle d'abord. Le problème n'est pas qu'on ne veuille plus vous former. Les organismes cherchent des inscrits — un secteur qui se contracte est un secteur où chaque candidature compte davantage. Vous avez plus de latitude qu'il y a deux ans pour négocier des dates, un aménagement, un accompagnement. Servez-vous-en.
Le point dur ensuite : le financement prend plus de temps. C'est là que se joue votre calendrier. Un dossier déposé trop tard, c'est une session qui démarre sans vous. Comptez large, déposez tôt, et relancez.
Des sessions qui n'ouvrent pas. Un organisme dont l'activité recule de plus de 10 % ne maintient pas une session à six inscrits. Il la reporte, la fusionne, ou l'annule. C'est déjà la première cause de projet retardé que je vois passer — et quand ça arrive, il y a des choses à faire, à condition de ne pas attendre.
Un risque de continuité qu'il faut oser nommer. Si la moitié des organismes juge sa pérennité fragilisée, alors choisir un organisme pour un parcours de douze ou dix-huit mois n'est plus seulement un choix pédagogique. C'est aussi un pari sur sa capacité à aller au bout. Personne ne vous le dira au moment de signer.
Les cinq questions à poser avant de signer
Aucune n'est agressive. Toutes sont légitimes, et un organisme sérieux y répond sans se braquer. S'il se braque, vous avez votre réponse.
1. Cette session est-elle confirmée, et à partir de combien d'inscrits ? La vraie question n'est pas « quand commence-t-elle » mais « à quelle condition commence-t-elle ». Demandez le seuil.
2. Combien de sessions avez-vous annulé ou reporté sur les douze derniers mois ? Un organisme honnête donnera un chiffre. Celui qui n'en a annulé aucune vous le dira volontiers.
3. Quel délai constatez-vous en ce moment entre le dépôt d'un dossier de financement et la réponse ? C'est devenu la question la plus utile de la liste. Un organisme qui suit ses dossiers connaît ce délai. Celui qui répond « ça dépend » ne le suit pas.
4. Si l'organisme cesse son activité en cours de parcours, que devient ma certification ? Question désagréable, réponse indispensable. Elle existe : reprise par un autre centre, portabilité des blocs déjà validés, conservation des acquis. Faites-la écrire.
5. Depuis quand êtes-vous certifié, et par quel organisme ? Le label qualité ne garantit pas la valeur pédagogique, mais son ancienneté dit quelque chose de la stabilité de la maison.
Ces cinq questions ne vous protègent pas de tout. Elles vous évitent de découvrir le problème trois mois après avoir signé. Pour la partie argent, le guide des dispositifs de financement reste le point de départ, et la page sur la formation professionnelle des adultes explique comment ces dispositifs s'articulent entre eux. Si vous cherchez un centre en région, les repères sont sur la page dédiée à la Nouvelle-Aquitaine.
Ce que je retiens
Un secteur qui va mal ne veut pas dire qu'il ne faut pas se former. Il veut dire qu'il faut s'y prendre plus tôt, et viser plus juste.
Ce baromètre décrit une contraction du financement, pas une contraction de l'envie. La confusion des deux est facile à faire, et elle est décourageante pour rien. Sur mon propre semestre, les demandes ont augmenté ; ce sont les dossiers qui ont coincé. Ce n'est pas la même chose, et ça n'appelle pas la même réponse : là où l'un dirait « laisse tomber, le secteur va mal », l'autre dit « prépare ton financement six semaines plus tôt ».
L'époque où l'on pouvait s'inscrire trois semaines avant le début d'une session en supposant qu'elle aurait lieu se ferme. Ce n'est pas dramatique, c'est un paramètre de plus à intégrer — comme la distance ou les horaires. Ceux qui anticipent trouveront une place. Les autres découvriront un courrier d'annulation en janvier.
Si vous ne savez pas encore quelle formation viser, l'ordre des opérations compte : clarifier le projet, puis chercher l'organisme, puis monter le dossier. Faire le point en sept questions prend trois minutes et évite de choisir une formation avant d'avoir choisi une direction.
FAQ
Cette enquête concerne-t-elle tous les organismes de formation ? Non. Elle porte sur 202 adhérents d'une fédération professionnelle, interrogés en juin 2026. Elle ne mesure pas le marché dans son ensemble, et notamment pas les très petites structures non fédérées.
Le baromètre dit-il que moins de gens veulent se former ? Non, et c'est un point important. Il ne mesure pas la demande des personnes : son indicateur principal est une prévision de chiffre d'affaires. Sur le segment de la formation des demandeurs d'emploi, les deux seules difficultés qu'il cite portent sur les financeurs, jamais sur le public.
Faut-il éviter les petits organismes ? Rien dans l'enquête ne permet de dire ça — la taille n'y est pas croisée avec la fragilité. Un petit organisme ancré localement, avec un carnet rempli, peut être plus solide qu'une grande structure dépendante d'un marché public en repli.
Le CPF va-t-il disparaître ? Rien ne l'indique. Ce que montre le baromètre, c'est un net recul de l'activité financée par le CPF chez les organismes interrogés, cohérent avec le durcissement des conditions d'accès. Un dispositif moins utilisé n'est pas un dispositif supprimé. Le budget 2027, s'il est voté, y ajouterait une majoration de la participation : cela le renchérit, cela ne le supprime pas.
Comment vérifier qu'un organisme est solide ? Les cinq questions ci-dessus couvrent l'essentiel. Vous pouvez aussi consulter la liste publique des organismes déclarés, vérifier l'ancienneté de la certification qualité, et demander à parler à un ancien stagiaire de la même formation.
Aller plus loin
- Formation supprimée : que faire concrètement — la marche à suivre quand une session saute.
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