Démission-reconversion · projet entreprise

Démissionner pour créer son entreprise sans perdre l'ARE

Depuis 2019 : un salarié démissionnaire peut toucher l'ARE pour porter un projet de création/reprise — sous conditions strictes (1 300 jours travaillés sur 60 mois, CEP, validation par Transitions Pro). Méthode pour sécuriser la bascule.

Démission-reconversion création entreprise — méthode validation Transitions Pro 2026
En clair —

Depuis 2019, un salarié peut démissionner et toucher l'ARE pour porter un projet de création ou reprise d'entreprise. Conditions strictes : 1 300 jours travaillés sur les 60 derniers mois, chez un ou plusieurs employeurs, accompagnement CEP gratuit, validation du projet « réel et sérieux » par Transitions Pro, la commission paritaire régionale. Sans validation préalable, démission = pas d'ARE = risque maximal. Méthode : valider AVANT de démissionner, jamais l'inverse.

Cette page est faite pour vous si…

  • Vous êtes salarié·e en CDI avec au moins 1 300 jours travaillés sur les 60 derniers mois, chez un ou plusieurs employeurs.
  • Vous avez un projet de création ou reprise d'entreprise construit (pas une idée vague).
  • Vous voulez sécuriser vos revenus les 12-24 premiers mois de l'activité.

Les 3 choses à vérifier avant de viser la démission-reconversion

  1. Vos 1 300 jours travaillés — sur les 60 mois qui précèdent la démission, chez un ou plusieurs employeurs. Chaque semaine couverte par un contrat compte pour cinq jours : la condition revient à cinq ans d'activité presque sans interruption, et les congés sans solde, sabbatiques ou de disponibilité ne comptent pas.
  2. La maturité de votre projet — la commission attend un BP solide, une étude de marché, un prévisionnel chiffré. Pas une intention.
  3. Votre opérateur CEP — France Travail (salariés du privé), APEC (cadres), Cap Emploi (handicap), Mission locale (-26 ans), ATPro. Choisir l'opérateur adapté à votre statut.

Le parcours démission-reconversion en 4 étapes

Étape 1 — Premier rendez-vous CEP (gratuit)

Rendez-vous gratuit avec un conseiller en évolution professionnelle. Le CEP cadre la démarche, explique le dispositif, vérifie votre éligibilité (1 300 jours travaillés, profil), et vous accompagne sur la durée du projet (en général 3-6 mois).

Étape 2 — Construction du projet (3-6 mois)

Vous construisez le projet avec votre CEP et/ou un réseau d'accompagnement (BGE, Initiative France, CCI, chambre des métiers). Le dossier doit comprendre : business plan structuré, étude de marché (clients potentiels, concurrence), prévisionnel financier 3 ans, parcours du porteur, plan de financement.

Étape 3 — Dépôt du dossier à Transitions Pro régional

Une fois le dossier complet, dépôt auprès de l'opérateur Transitions Pro de votre région (en NA : transitionspro-na.fr). Instruction administrative + transmission à la commission paritaire régionale.

Étape 4 — Commission paritaire et décision

Commission paritaire régionale (employeurs + syndicats) examine le dossier et valide ou refuse le caractère « réel et sérieux ». Décision en 2-3 mois. Réponse écrite. Si validation : feu vert pour démissionner — vous touchez l'ARE comme un demandeur d'emploi classique.

Les 5 erreurs classiques en démission-reconversion création

Démissionner AVANT validation commission

Erreur fatale. Sans validation, démission = pas d'ARE. Toujours valider AVANT de poser sa démission. Le dispositif n'est pas rétroactif.

Présenter un projet flou ou peu chiffré

La commission cherche du sérieux : BP structuré, prévisionnel chiffré, étude marché, parcours cohérent. Un projet bricolé en 3 jours sera refusé. Compter 3-6 mois de préparation sérieuse.

Sous-estimer l'accompagnement CEP / BGE

Le CEP est gratuit. BGE/Initiative apportent une méthode éprouvée. Tenter seul = augmenter le risque de refus. Ces réseaux savent ce que la commission attend.

Ignorer le calendrier réaliste

Parcours complet : 6-9 mois entre 1er RDV CEP et décision commission. Anticipez. Si vous voulez démissionner en janvier 2027 : commencer dès le printemps 2026.

Ne pas anticiper les dispositifs cumulables post-validation

Une fois ARE obtenue, vous accédez à ARCE, ACRE, NACRE, prêts d'honneur. Préparer ce 2e étage dans le BP initial pour ne pas perdre 3-6 mois après validation.

Ma méthode : du sérieux, du concret, de l'humain

Cas 1 — Cadre RH 38 ans, 12 ans cabinet conseil

Voulait monter cabinet conseil RH indépendant. Bilan : parcours démission-reconversion validé en 7 mois (CEP APEC + BP structuré BGE). ARE 22 mois validée. Démission posée en septembre, activité lancée en octobre, cabinet rentable à 14 mois. ARCE 60 % en complément.

Cas 2 — Directeur opérations PME 45 ans

Voulait reprendre PME industrielle (250 k€ valorisation). Bilan : parcours démission validé (commission NA) + financement BPI + ARE pendant la transition. Démission en mars, reprise effective en juillet. PME stabilisée à 18 mois, salaire récupéré à 24 mois.

Concrètement, comment je peux vous aider

  • Un rendez-vous de 30 minutes en visio ou téléphone (présentiel possible à Poitiers).
  • Objectif : vérifier votre éligibilité, calibrer le projet, anticiper le parcours commission, monter le calendrier réaliste.
  • À l'issue : plan de bascule en 6-9 mois + check-list dossier commission.
  • Pas d'engagement, pas de vente de formation déguisée.

Sources & opérateurs démission-reconversion

Questions fréquentes

Peut-on toucher l'ARE après démission pour créer son entreprise ?

Oui, depuis 2019 le dispositif démission-reconversion permet aux salariés démissionnaires de toucher l'ARE pour porter un projet de création/reprise d'entreprise. Conditions strictes : CDI de droit privé, 1 300 jours travaillés sur les 60 derniers mois chez un ou plusieurs employeurs, accompagnement CEP (Conseil en Évolution Professionnelle), validation projet « réel et sérieux » par Transitions Pro, la commission paritaire régionale.

Quel est le parcours à suivre avant de démissionner ?

Parcours obligatoire en 4 étapes : (1) RDV CEP (gratuit, opérateurs : France Travail, APEC, Cap Emploi, Mission locale, ATPro) ; (2) construction du projet (BP, prévisionnel, étude de marché) ; (3) dossier validation auprès de Transitions Pro régional ; (4) commission paritaire qui valide ou refuse le caractère « réel et sérieux ». Validation = feu vert pour démissionner et toucher ARE.

Combien de temps dure l'ARE après démission validée ?

Comme tout demandeur d'emploi : 548 jours au plus avant 55 ans, soit environ 18 mois, 685 jours à 55 ou 56 ans, 822 jours à partir de 57 ans (service-public.gouv.fr, fiche F38881). La durée exacte dépend de vos périodes d'emploi, et les règles habituelles de l'ARE s'appliquent, dégressivité comprise pour les salaires les plus élevés.

Que se passe-t-il si la commission refuse mon projet ?

Si refus en commission : ne pas démissionner. Sans validation préalable, démission = pas d'ARE = situation très risquée. Vous pouvez : (1) retravailler le projet et représenter en commission de recours ; (2) abandonner la démission et rester salarié ; (3) viser un autre dispositif (PTP via Transitions Pro, congé pour création d'entreprise).

Quel cumul avec d'autres dispositifs ?

Une fois ARE obtenue après démission validée, vous accédez aux MÊMES dispositifs qu'un demandeur d'emploi classique : ARCE (60 % en capital), maintien ARE, ACRE (exonération charges), NACRE (prêt 0 %), prêts d'honneur BGE et Adie. Cumul plein. Voir page financement DE création.

Valider AVANT de démissionner — jamais l'inverse

Le dispositif protège uniquement ceux qui passent par la commission. 30 minutes pour vérifier votre éligibilité et construire un calendrier réaliste.

ou par mail · via le formulaire de contact →