Démission-reconversion · projet entreprise
Démissionner pour créer son entreprise sans perdre l'ARE
Depuis 2019 : un salarié démissionnaire peut toucher l'ARE jusqu'à 24 mois pour porter un projet de création/reprise — sous conditions strictes (5 ans d'ancienneté, CEP, validation commission). Méthode pour sécuriser la bascule.

Depuis 2019, un salarié peut démissionner et toucher l'ARE jusqu'à 24 mois pour porter un projet de création ou reprise d'entreprise. Conditions strictes : 5 ans d'activité salariée continue, accompagnement CEP gratuit, validation du projet « réel et sérieux » par commission paritaire régionale. Sans validation préalable, démission = pas d'ARE = risque maximal. Méthode : valider AVANT de démissionner, jamais l'inverse.
Cette page est faite pour vous si…
- Vous êtes salarié·e en CDI avec au moins 5 ans d'activité salariée continue.
- Vous avez un projet de création ou reprise d'entreprise construit (pas une idée vague).
- Vous voulez sécuriser vos revenus les 12-24 premiers mois de l'activité.
Les 3 choses à vérifier avant de viser la démission-reconversion
- Votre ancienneté salariée continue — minimum 5 ans sur les 60 derniers mois. Vérifier les périodes (maladie, congés, chômage : interruptions admises sous conditions).
- La maturité de votre projet — la commission attend un BP solide, une étude de marché, un prévisionnel chiffré. Pas une intention.
- Votre opérateur CEP — France Travail (salariés du privé), APEC (cadres), Cap Emploi (handicap), Mission locale (-26 ans), ATPro. Choisir l'opérateur adapté à votre statut.
Le parcours démission-reconversion en 4 étapes
Étape 1 — Premier rendez-vous CEP (gratuit)
Rendez-vous gratuit avec un conseiller en évolution professionnelle. Le CEP cadre la démarche, explique le dispositif, valide votre éligibilité (5 ans d'ancienneté, profil), et vous accompagne sur la durée du projet (en général 3-6 mois).
Étape 2 — Construction du projet (3-6 mois)
Vous construisez le projet avec votre CEP et/ou un réseau d'accompagnement (BGE, Initiative France, CCI, chambre des métiers). Le dossier doit comprendre : business plan structuré, étude de marché (clients potentiels, concurrence), prévisionnel financier 3 ans, parcours du porteur, plan de financement.
Étape 3 — Dépôt du dossier à Transitions Pro régional
Une fois le dossier complet, dépôt auprès de l'opérateur Transitions Pro de votre région (en NA : transitionspro-na.fr). Instruction administrative + transmission à la commission paritaire régionale.
Étape 4 — Commission paritaire et décision
Commission paritaire régionale (employeurs + syndicats) examine le dossier et valide ou refuse le caractère « réel et sérieux ». Décision en 2-3 mois. Réponse écrite. Si validation : feu vert pour démissionner — vous touchez l'ARE comme un demandeur d'emploi classique.
Les 5 erreurs classiques en démission-reconversion création
Démissionner AVANT validation commission
Erreur fatale. Sans validation, démission = pas d'ARE. Toujours valider AVANT de poser sa démission. Le dispositif n'est pas rétroactif.
Présenter un projet flou ou peu chiffré
La commission cherche du sérieux : BP structuré, prévisionnel chiffré, étude marché, parcours cohérent. Un projet bricolé en 3 jours sera refusé. Compter 3-6 mois de préparation sérieuse.
Sous-estimer l'accompagnement CEP / BGE
Le CEP est gratuit. BGE/Initiative apportent une méthode éprouvée. Tenter seul = augmenter le risque de refus. Ces réseaux savent ce que la commission attend.
Ignorer le calendrier réaliste
Parcours complet : 6-9 mois entre 1er RDV CEP et décision commission. Anticipez. Si vous voulez démissionner en janvier 2027 : commencer dès le printemps 2026.
Ne pas anticiper les dispositifs cumulables post-validation
Une fois ARE obtenue, vous accédez à ARCE, ACRE, NACRE, prêts d'honneur. Préparer ce 2e étage dans le BP initial pour ne pas perdre 3-6 mois après validation.
Ma méthode : du sérieux, du concret, de l'humain
Cas 1 — Cadre RH 38 ans, 12 ans cabinet conseil
Voulait monter cabinet conseil RH indépendant. Diagnostic : parcours démission-reconversion validé en 7 mois (CEP APEC + BP structuré BGE). ARE 22 mois validée. Démission posée en septembre, activité lancée en octobre, cabinet rentable à 14 mois. ARCE 60 % en complément.
Cas 2 — Directeur opérations PME 45 ans
Voulait reprendre PME industrielle (250 k€ valorisation). Diagnostic : parcours démission validé (commission NA) + financement BPI + ARE 24 mois pendant transition. Démission en mars, reprise effective en juillet. PME stabilisée à 18 mois, salaire récupéré à 24 mois.
Concrètement, comment je peux vous aider
- Un rendez-vous de 45 à 60 minutes en visio ou téléphone (présentiel possible à Poitiers).
- Objectif : vérifier votre éligibilité, calibrer le projet, anticiper le parcours commission, monter le calendrier réaliste.
- À l'issue : plan de bascule en 6-9 mois + check-list dossier commission.
- Pas d'engagement, pas de vente de formation déguisée.
Sources & opérateurs démission-reconversion
Questions fréquentes
Peut-on toucher l'ARE après démission pour créer son entreprise ?
Oui, depuis 2019 le dispositif démission-reconversion permet aux salariés démissionnaires de toucher l'ARE pour porter un projet de création/reprise d'entreprise. Conditions strictes : 5 ans d'activité salariée continue, accompagnement CEP (Conseil en Évolution Professionnelle), validation projet « réel et sérieux » par commission paritaire régionale.
Quel est le parcours à suivre avant de démissionner ?
Parcours obligatoire en 4 étapes : (1) RDV CEP (gratuit, opérateurs : France Travail, APEC, Cap Emploi, Mission locale, ATPro) ; (2) construction du projet (BP, prévisionnel, étude de marché) ; (3) dossier validation auprès de Transitions Pro régional ; (4) commission paritaire qui valide ou refuse le caractère « réel et sérieux ». Validation = feu vert pour démissionner et toucher ARE.
Combien de temps dure l'ARE après démission validée ?
Selon votre situation antérieure, jusqu'à 24 mois maximum. Calcul classique France Travail : reliquat de droits acquis sur les 36 derniers mois × salaire de référence. Conserve toutes les règles ARE classiques (dégressivité éventuelle pour cadres hauts revenus).
Que se passe-t-il si la commission refuse mon projet ?
Si refus en commission : ne pas démissionner. Sans validation préalable, démission = pas d'ARE = situation très risquée. Vous pouvez : (1) retravailler le projet et représenter en commission de recours ; (2) abandonner la démission et rester salarié ; (3) viser un autre dispositif (PTP via Transitions Pro, congé pour création d'entreprise).
Quel cumul avec d'autres dispositifs ?
Une fois ARE obtenue après démission validée, vous accédez aux MÊMES dispositifs qu'un demandeur d'emploi classique : ARCE (60 % en capital), maintien ARE, ACRE (exonération charges), NACRE (prêt 0 %), prêts d'honneur BGE et Adie. Cumul plein. Voir page financement DE création.
Valider AVANT de démissionner — jamais l'inverse
Le dispositif protège uniquement ceux qui passent par la commission. 45 minutes pour vérifier votre éligibilité et construire un calendrier réaliste.
ou via le formulaire de contact →