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Vous ne détestez pas votre travail : vous détestez la version de vous qu’il vous oblige à être

  • Photo du rédacteur: Benjamin Duplaa
    Benjamin Duplaa
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  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 17h

Pourquoi tant d’adultes parlent de reconversion alors qu’ils cherchent en réalité à se réconcilier avec eux-mêmes

Beaucoup de personnes disent :

« Je n’aime plus mon travail. »

Mais dans la grande majorité des cas, ce n’est pas le travail qui pose problème.


C’est la posture intérieure qu’il exige. C’est la version de soi qu’il impose jour après jour.

Ce n’est pas une question de métier. C’est une question d’alignement identitaire.


Le malentendu autour de la reconversion professionnelle

La reconversion est devenue un mot-valise.On l’utilise pour tout : fatigue, ennui, perte de sens, colère sourde, usure invisible.

Changer de métier semble être la solution logique.Visible.Socialement acceptable.

Mais beaucoup découvrent, une fois engagés dans une nouvelle voie, que le malaise persiste.

Pourquoi ?

Parce que le problème n’était pas ce qu’ils faisaient,mais ce qu’ils devaient taire, contenir ou trahir pour continuer à le faire.


Ce que le travail façonne silencieusement

Un travail ne se contente pas de produire un revenu. Il structure une identité.

Il impose :

  • une manière de parler,

  • une façon de penser,

  • un rythme,

  • une posture relationnelle,

  • parfois même une manière de se taire.

À force, on ne joue plus un rôle :on s’y confond.

Et c’est là que quelque chose commence à s’abîmer.

Pas brutalement.Progressivement.


Quand le conflit n’est pas professionnel, mais intérieur

Beaucoup de personnes compétentes, sérieuses, investies, se sentent pourtant :

  • vidées,

  • irritables,

  • désengagées,

  • cyniques malgré elles.

Elles se demandent ce qui ne va pas chez elles.

La réponse est souvent simple, mais difficile à entendre :

Elles se comportent chaque jour à l’inverse de ce qu’elles sont profondément.

Ce n’est pas une faiblesse.C’est un signal de cohérence interne.


Le coût invisible de la dissonance

Faire un travail qui nous oblige à être quelqu’un d’autre a un coût.Pas immédiatement mesurable.Mais bien réel.

Ce coût se manifeste par :

  • une fatigue qui ne disparaît pas avec le repos,

  • une perte d’élan,

  • une dévalorisation silencieuse,

  • parfois une colère rentrée.

On appelle ça “stress”, “charge mentale”, “burn-out”.Mais à la racine, il y a souvent une chose simple :

👉 vivre durablement en contradiction avec soi-même.



Pourquoi changer de métier ne suffit pas toujours

Changer de métier sans changer de posture intérieure revient à changer de décor sans changer de rôle.

On emporte avec soi :

  • les mêmes peurs,

  • les mêmes loyautés invisibles,

  • les mêmes mécanismes d’adaptation.

C’est pour cela que certaines reconversions échouent.Non pas techniquement.Mais humainement.

Parce qu’on a déplacé le problème au lieu de le comprendre.


Le vrai travail : se réaligner

Avant de se demander “que faire ?”,il est souvent nécessaire de se demander :

  • Qui suis-je devenu pour tenir ?

  • Qu’est-ce que je me suis interdit d’être ?

  • Qu’est-ce que je fais contre moi, mais que je justifie par la raison ?

Ce questionnement n’est pas confortable.Mais il est libérateur.

Il ne conduit pas toujours à une reconversion.Parfois, il conduit à :

  • redéfinir son rôle,

  • changer sa manière d’exercer,

  • poser des limites,

  • reprendre une autorité intérieure.


La réconciliation plutôt que la fuite

La vraie transformation professionnelle commence rarement par un CV. Elle commence par une réconciliation intérieure.

Entre :

  • ce que l’on sait faire,

  • ce que l’on fait réellement,

  • et ce que l’on est en train de devenir en le faisant.

Quand cette cohérence est restaurée, les décisions deviennent plus claires. Moins urgentes. Plus justes.


En conclusion

Vous ne détestez probablement pas votre travail.Vous détestez peut-être la distance qu’il a créée entre vous et vous-même.

La question n’est pas seulement :

« Quel métier choisir ? »

Mais aussi :

« Quelle version de moi suis-je prêt à incarner chaque jour ? »

C’est là que commence le vrai changement.



Entretien pour vous, démarrez votre projet.

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