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Démission-reconversion : comment bénéficier de l'assurance chômage pour se former ?

Dernière mise à jour : 5 juil.

Bien préparer son projet reconversion professionnelle avant de démissionner est important. Je vous suggère d'aller directement sur le site du gouvernement https://demission-reconversion.gouv.fr/


Vous avez un projet de formation ? De création ou de reprise d'entreprise ?

Vous voulez démissionner pour réaliser votre projet ?


Avant de quitter votre emploi, vérifiez :

  • les étapes à suivre

  • les conditions à remplir


c'est quoi le dispositif demission reconversion

Démission-reconversion : un dispositif pour changer de métier sereinement


Le dispositif demission reconversion permet aux salariés du secteur privé d'obtenir une allocation chômage en cas de démission pour suivre une formation ou créer ou reprendre une entreprise. Ce dispositif est une opportunité pour les salariés qui souhaitent changer de métier ou de voie professionnelle.



Qui peut bénéficier du dispositif ?


Pour bénéficier du dispositif démission reconversion, les salariés doivent remplir les conditions suivantes :

  • Être en CDI, à temps complet ou partiel,

  • Avoir travaillé chez un ou plusieurs employeurs depuis au moins 5 années en continu (soit 1 300 jours). Attention : les congés sans solde, sabbatique ou périodes de disponibilité ne sont pas pris en compte.



Comment bénéficier du dispositif ?


Pour bénéficier du dispositif, les salariés doivent suivre les étapes suivantes :

  1. Préparer son projet de reconversion

Avant de démissionner, il est important de bien réfléchir à son projet de reconversion. Il faut notamment déterminer son objectif professionnel, identifier les compétences et connaissances nécessaires, et rechercher des formations ou des opportunités d'emploi.

  1. Obtenir un accompagnement

Il est possible d'obtenir un accompagnement pour la préparation de son projet de reconversion auprès d'un conseiller Pôle emploi, d'un organisme de formation ou d'un autre professionnel.

  1. Valider son projet de reconversion

Une fois son projet de reconversion préparé, il faut le faire valider par Pôle emploi ou par un organisme de formation. La validation du projet permet d'obtenir une attestation qui permet de bénéficier de l'allocation chômage.



Quelles sont les aides financières ?


Les salariés qui bénéficient du dispositif démission-reconversion peuvent bénéficier des aides financières suivantes :

  • L'allocation chômage, calculée selon les règles applicables aux salariés licenciés.

  • Une allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) de transition, versée pendant une durée maximale de 6 mois.


Mon avis à propos du dispositif demission reconversion


Le dispositif démission-reconversion est une opportunité intéressante pour les salariés qui souhaitent changer de métier ou de voie professionnelle. Il permet de bénéficier d'une allocation chômage pour financer sa formation ou sa création ou reprise d'entreprise.

Cependant, il est important de bien préparer son projet de reconversion avant de démissionner. Il faut notamment s'assurer que son projet est viable et qu'il correspond à ses compétences et à ses aspirations.

Voici quelques conseils pour bien préparer son projet de reconversion :


  • Faites un bilan de compétences

Un bilan de compétences permet de faire le point sur ses compétences, ses aptitudes et ses motivations. Il peut être réalisé auprès d'un organisme de formation ou d'un cabinet spécialisé. En savoir + ?



  • Renseignez-vous sur les métiers qui vous intéressent

Renseignez-vous sur les métiers qui vous intéressent. Vous pouvez notamment consulter des sites internet spécialisés, des forums ou des professionnels du secteur.


  • Préparez votre CV et votre lettre de motivation

Préparez votre CV et votre lettre de motivation en mettant en avant vos compétences et votre expérience. Vous pouvez demander de l'aide à un conseiller Pôle emploi ou à un professionnel.


  • Réseautez

Réseautez avec des professionnels du secteur qui vous intéresse. Vous pouvez notamment participer à des événements professionnels, rejoindre des associations ou des groupes sur les réseaux sociaux.

En suivant ces conseils, vous augmenterez vos chances de réussir votre reconversion professionnelle.

Pour ce dispositif, le salarié doit obligatoirement préparer sa demande auprès de Transitions Pro avec un Conseiller en Evolution Professionnelle.


De plus, il est important de souligner que les financements de formation ne sont pas garantis par France Travail, il est donc possible que les coûts pédagogiques soient aux frais du démissionnaire.

Sources :



Vos questions à propos du dispositif démission reconversion


" Bonjour, je ne comprend pas très bien vous parler de 1300jours travail sur les 5 dernière années soit environs 4ans. Or mon mon mari a vue sa demande d’ARE refuser car il a eu 12 jours d’interruption au cours des 5 dernière années. Ils nous dit qu’il fallait 5 année plein de travail."


=> Pour bénéficier de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE), il faut avoir travaillé au moins 5 ans sur les 5 dernières années, sans interruption de plus de 14 jours. Dans votre cas, avec 12 jours d'interruption, votre mari ne remplit malheureusement pas cette condition. Vous pouvez consulter les règles détaillées sur le site service-public.fr : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F14860 Je vous conseille de contacter un conseiller France Travail ou un représentant syndical pour explorer d'autres pistes d'indemnisation possibles selon votre situation.


Bonjour, est-il possible d'entreprendre un projet de reconversion avec création de micro-entreprise dans le même secteur d'activité que celui dont on était salarié ? Aussi, si le projet est validé, peut-on toucher le total cumulé de l'ARE en deux montants espacés de quelques mois ? Y'a-t-il un regard des organismes sur cet argent et doit-il être dépensé dans le cadre de l'entreprise ? Merci pour vos réponses.


=> Tout d'abord, concernant la possibilité de créer une micro-entreprise dans le même secteur d'activité que celui où vous étiez salarié, la réponse est oui, c'est tout à fait possible. Il n'y a pas de restriction sectorielle dans le dispositif démission-reconversion, du moment que votre projet est viable et validé par la commission paritaire interprofessionnelle régionale (CPIR). Toutefois, je vous conseille de bien vérifier les clauses de votre contrat de travail ou de votre convention collective, qui peuvent parfois comporter des engagements de non-concurrence vous interdisant d'exercer une activité similaire pendant une certaine durée après votre démission. Si c'est le cas, vous devrez soit obtenir une dérogation de votre employeur, soit attendre la fin de la période de non-concurrence pour lancer votre micro-entreprise. Ensuite, pour ce qui est du versement de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) en deux fois, c'est une possibilité qui existe dans certains cas. En effet, si votre projet de reconversion nécessite une formation longue ou un investissement important, vous pouvez demander à Pôle emploi de vous verser 45% de votre ARE en deux fois : une première fois à la validation de votre projet par la CPIR, et une seconde fois 6 mois plus tard, si vous justifiez de la poursuite de votre projet. Les 55% restants vous seront versés mensuellement selon les règles habituelles de l'assurance chômage. Cette option peut vous permettre de disposer d'un capital de départ pour lancer votre micro-entreprise, mais attention, elle réduit d'autant la durée de vos droits à l'ARE. Enfin, vous me demandez s'il y a un regard des organismes sur l'utilisation de l'argent de l'ARE et s'il doit être dépensé dans le cadre de votre entreprise. La réponse est non, vous êtes libre de disposer de votre allocation comme vous l'entendez, pour vos besoins personnels ou professionnels. L'ARE est un revenu de remplacement qui vous est dû en vertu de vos cotisations passées à l'assurance chômage, et non une subvention conditionnée à votre projet. Bien sûr, il est plus prudent et pertinent de consacrer une partie de cette somme au développement de votre activité, mais vous n'avez pas de comptes à rendre sur son utilisation précise. Tout au plus, Pôle emploi pourra vous demander des justificatifs de la réalisation effective de votre projet au bout des 6 premiers mois, pour vous verser la seconde partie des 45% si vous avez choisi cette option.


Combien de temps prend le processus total (du premier rdv avec un conseillé à la délibération de la commission) ?


=> Le temps total du processus peut varier selon votre situation individuelle et la complexité de votre projet, mais en général, il faut compter plusieurs semaines, voire quelques mois, entre votre premier rendez-vous avec un conseiller en évolution professionnelle (CEP) et la délibération de la commission paritaire interprofessionnelle régionale (CPIR). Voici un aperçu des principales étapes et de leur durée approximative : Prise de rendez-vous avec un conseiller CEP : cela dépend de la disponibilité des organismes habilités dans votre région, mais vous devriez pouvoir obtenir un rendez-vous dans les 15 jours suivant votre demande. Élaboration de votre projet avec le conseiller CEP : cette phase peut prendre de quelques semaines à quelques mois, selon la maturité de votre projet et les actions à mettre en œuvre pour le préciser et le valider. Vous aurez probablement plusieurs entretiens avec votre conseiller durant cette période. Dépôt de votre dossier auprès de la CPIR : une fois que votre projet est finalisé avec l'aide du CEP, vous devez constituer un dossier de demande de validation et le soumettre à la CPIR. Le délai de traitement peut varier selon le nombre de dossiers reçus par la commission, mais il est généralement de l'ordre de 2 à 4 semaines. Délibération de la CPIR : la commission se réunit régulièrement pour examiner les dossiers et rendre ses décisions. Vous serez informé par écrit de la validation ou non de votre projet dans les jours qui suivent la délibération. Au total, il faut donc prévoir un délai minimal de 1 mois et demi à 2 mois entre votre premier contact avec un conseiller CEP et la réponse de la CPIR, mais ce délai peut s'allonger jusqu'à 4 ou 6 mois dans certains cas. C'est pourquoi il est essentiel d'anticiper votre démarche et de ne pas attendre le dernier moment avant de démissionner pour entamer vos démarches. J'espère que ces informations vous aident à y voir plus clair sur le déroulement du processus démission-reconversion.


Bonjour, si la CPIR met mon dossier favorable, dois-je donner d'abord ma démission ou dois-je d'abord prendre rdv a France travail?


=> La nécessité de poser votre démission avant de prendre rendez-vous avec FranceTravail dépend de la raison pour laquelle vous souhaitez consulter FranceTravail. Voici deux scénarios courants et leurs réponses correspondantes : 1. Si vous souhaitez obtenir des conseils sur les droits des travailleurs, les procédures de licenciement ou d'autres questions liées à votre emploi actuel : Dans ce cas, il peut être préférable de prendre rendez-vous avec FranceTravail avant de démissionner. Ils pourront vous fournir des informations et des conseils précieux pour vous aider à prendre une décision éclairée concernant votre situation professionnelle. 2. Si vous envisagez de changer d'emploi ou si vous avez déjà accepté une nouvelle offre d'emploi : Dans ce cas, vous pouvez envisager de poser votre démission avant de prendre rendez-vous avec FranceTravail. Une fois que vous avez démissionné, vous pouvez consulter FranceTravail pour obtenir des informations sur vos droits en tant que nouveau demandeur d'emploi, les prestations de chômage, la recherche d'emploi, etc.

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